Antilles : la banane française décimée
Publié le 21 septembre 2017 par FLD
Banane
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Alors qu’Irma avait évité les Antilles et donc la banane française (lire ici), Maria ne l’a pas épargnée. L’UGPBAN a fait un premier constat des ravages provoqués par le passage de l’ouragan Maria sur les zones de production de la Martinique et de la Guadeloupe en début de semaine.
Les exploitations ont été sévèrement touchées. 100 % de la production de bananes de Guadeloupe est détruite et celle de Martinique l’est à 70 %. Aucun des bananiers n’a pu résister à des vents dépassant les 250 km/h.
« Cette situation est inédite car les producteurs se relevaient à peine de l’ouragan Matthew, en septembre 2016, et retrouvaient depuis avril un niveau normal de production. Face à la gravité de la situation, la filière met en place toutes les actions nécessaires pour soutenir les producteurs et leurs salariés. Il s’agit d’un nouveau défi à relever », précise l’UGPBAN.
La filière précise que le retour de la banane de Guadeloupe et de Martinique sur les étals est prévu au printemps 2018.
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Från: Luc Hellebuyck [mailto:lhellebuyck@telenet.be]
Skickat: donderdag 21 september 2017 12:41
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Ämne: Banana: Guadeloupe
En Guadeloupe, l’économie exsangue après le passage de Maria
11h02, le 21 septembre 2017, modifié à 11h37, le 21 septembre 2017
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La culture de la banane, pilier de l’économie guadeloupéenne, a été quasi anéantie par l’ouragan Maria. Il faudra deux ans au mieux pour retrouver une réelle production.
REPORTAGE
Après Irma qui a ravagé Saint-Martin et Saint-Barthélémy, l’ouragan Maria a fortement endommagé la Guadeloupe. L’état de catastrophe naturelle sera signé samedi, a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe. Sur place, les besoins sont considérables et l’économie est paralysée à l’image du secteur de la banane, vital pour la Guadeloupe avec 75.000 tonnes de fruits exportées chaque année. Mais aujourd’hui, 200 producteurs n’ont plus rien si ce n’est des cultures à terre.
Devoir licencier. A bord de son pick-up brinquebalant, Jean-Louis constate les dégâts : des bananiers dévastés à perte de vue. 18 hectares d’arbres sont couchés sur le sol, fendus en deux ou déracinés. Ces arbres produisaient chaque année 800 tonnes grâce au travail de dix salariés qu’il va devoir licencier. “Cela va être de plus en plus difficile”, annonce-t-il, sachant qu’il n’y a pus rien à sauver. “Ce n’est pas seulement mon cas mais celui de tous les producteurs.”
Absents sur le marché. A quelques kilomètres, David est le propriétaire d’aune autre bananeraie ravagée. Il exportait 99% de sa production vers l’Europe, soit 450 tonnes de bananes par an à 12 euros la caisse de 20 kilos, son manque à gagner est immense. “La quasi totalité des bananiers a été rasée, couchée, ou arrachée. La banane est le poumon économique de l’île et l’inconvénient de cette culture est qu’elle n’est pas saisonnière. Elle est présente toute l’année, donc on a du personnel toute l’année. Sans revenu, sans production, sans vente, c’est être absent du marché et les autres prennent votre place”, analyse-t-il, avant de conclure qu’il ne sait pas ce que sera son avenir à court terme. “On attend”, dit-il.
L’urgence est de couper ces bananiers et de mettre la terre en jachère en espérant que la banane de Guadeloupe, renaisse dans le meilleur des cas dans deux ans.
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http://www.europe1.fr/economie/en-guadeloupe-leconomie-exsangue-apres-le-passage-de-maria-3442064
Luc Hellebuyck
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